LES VIOLENCES DANS LA PARTIE EST DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

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Malgré la signature de l’Accord de paix entre la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda, sous la médiation des États-Unis d’Amérique, il est important de marteler sur les violences que subissent nos compatriotes dans les zones touchées par le conflit, notamment au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri. Le Fonds des Nations Unies pour la population « FNUAP » rapporte plus de 80, 000 cas de violences sexuelles, dont des viols, durant la période allant de janvier à septembre 2025, ce qui représente une augmentation de 32 % par rapport à la même période en 2024. La violence sexuelle, utilisée comme arme privilégiée par les forces négatives, continue de faire rage dans la partie Est de la République démocratique du Congo, sous l’œil impuissant du gouvernement congolais ainsi que de la communauté internationale.En novembre 2025, Human Rights Watch et l’association Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI), dont la mission est la promotion et la défense des droits spécifiques des femmes et des filles, ont interviewé 23 victimes de violences sexuelles dans la partie nord-est de la République démocratique du Congo. Certaines d’entre elles, en raison du manque d’infrastructures sanitaires, se voient contraintes de parcourir plus de 40 kilomètres afin d’accéder à des soins appropriés tels que le traitement post-exposition « TPE », également appelé « traitement d’urgence », qui consiste en un ensemble de comprimés antirétroviraux devant être administrés dans un délai de 72 heures afin de prévenir une infection au VIH ou une grossesse. Au-delà du manque d’accès aux infrastructures sanitaires, les victimes se trouvent également confrontées à l’absence de TPE dans les établissements hospitaliers auxquels elles ont accès.Face à cette crise, Dignité_RDC tire la sonnette d’alarme afin d’interpeller les autorités appropriées sur cette triste réalité à laquelle beaucoup de nos compatriotes font face. Nous prions le gouvernement congolais de prendre des mesures correctives afin de faciliter l’accès aux traitements appropriés, mais aussi de subventionner l’achat des TPE (traitements post-exposition) afin de soulager les victimes de cette pratique macabre qu’est le viol.

Au-delà de l’impact physique qui peut être constaté à l’œil nu, il existe un autre type d’impact plus subtil, à savoir le traumatisme psychologique, dont les effets sont souvent encore plus profonds et nécessitent très souvent un suivi à long terme. Tout en étant conscients du fonctionnement de nos sociétés, il est important de noter qu’il existe un certain stigmate autour des violences sexuelles; ainsi, à travers cette pratique macabre, nous assistons à une destruction systématique de la société congolaise. Human Rights Watch, dans son rapport du 12 janvier 2026, souligne la difficulté des victimes à se réintégrer dans la vie sociale; plusieurs se retrouvent aujourd’hui dans une situation où elles doivent être assistées afin d’obtenir de quoi se nourrir ou acquérir des nécessités de base. C’est ainsi qu’à travers cet article, Dignité_RDC vient souligner un aspect très important du conflit, à savoir la guerre psychosociale dont sont victimes les Congolais, plus précisément la femme congolaise. À travers cette guerre psychosociale, nous assistons à la destruction du tissu de la société congolaise, ce qui peut avoir un impact multigénérationnel. Il est important de marteler cet aspect afin de protéger notre identité congolais. Exécution Sommaire C’est dans cette même lignée de violences dans les zones touchées par le conflit que les experts des Nations Unies, dans leur dernier rapport du mois de décembre 2025, rapportent des exécutions sommaires, l’AFC/M23 étant considéré comme le principal auteur de 45 % de toutes les exécutions sommaires signalées dans l’ensemble de la République démocratique du Congo durant la période allant d’avril à octobre 2025. Il a également été observé des cas d’enlèvements à des fins de recrutement forcé, ainsi que des cas de mauvais traitements attribués à l’AFC/M23. Ainsi, les experts rapportent que l’AFC/M23 était le principal auteur des violations du droit international des droits humains et des atteintes à ces droits recensées au cours de la période considérée, et serait responsable de plus de 30 % de toutes les violations constatées.

C’est dans cette même lignée de violences dans les zones touchées par le conflit que les experts des Nations Unies, dans leur dernier rapport du mois de décembre 2025, rapportent des exécutions sommaires, l’AFC/M23 étant considéré comme le principal auteur de 45 % de toutes les exécutions sommaires signalées dans l’ensemble de la République démocratique du Congo durant la période allant d’avril à octobre 2025. Il a également été observé des cas d’enlèvements à des fins de recrutement forcé, ainsi que des cas de mauvais traitements attribués à l’AFC/M23. Ainsi, les experts rapportent que l’AFC/M23 était le principal auteur des violations du droit international des droits humains et des atteintes à ces droits recensées au cours de la période considérée, et serait responsable de plus de 30 % de toutes les violations constatées.

Le Références A Propos de Nous. SOFEPADI. (2026, January 26). https://www.sofepadirdc.org/a-propos-de-nous-2/ Sawyer, I. (2026, February 9). DR congo: Surge in conflict-related sexual violence. Human Rights Watch. https://www.hrw.org/news/2026/01/12/dr-congo-surge-in-conflict-related-sexual-violence Varga , K., Zounmenou, D., Bouzidi, F., Cissé, O., & Weyns, Y. (2025, December 30). Lettre datée du 30 décembre 2025, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo . United Nations. https://docs.un.org/fr/S/2025/858


2 réflexions sur “LES VIOLENCES DANS LA PARTIE EST DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO”

  1. L’accord de paix n’est pas respecter des actes violents dans l’est du pays le gouvernement en place ne dit absolument rien, à mon avis cette guerre est coopérative politiquement avec le régime de Tshisekedi parce que s’il n’avait aucun intérêt quelconque il allait trouver la solution adéquate dès le début, mais ça prendra dans un délais indéterminé
    Que Dieu veille sur son peuple qu’il puisse leur protéger contre toute l’attaque d’ennemis
    @Dignité toujours seule libération de la république démocratique du Congo 🇨🇩✊🏻

  2. Judith Ngulu Bansi

    Jusqu’en ce jour du 08/03/26, je constate que L’Etat Congolais ne manifeste pas un grand effort de libération de nos territoires occupées, au contraire ce qui les importe actuellement c’est le changement de la constitution. Merci de nous relayer ce que subissent n

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